Attentats et crise migratoire

Les attentats terroristes de 2015 et la crise migratoire en Europe (1,2 millions de réfugiés ont rejoint l’Union européenne cette année-là) ont mis à rude épreuve les conditions de libre circulation nées de l’Accord Schengen. Début 2016, huit États signataires ont réintroduit des contrôles temporaires à leurs frontières, via l’activation de l’article 25 du CAAS permettant le rétablissement des contrôles en cas de menace grave pour « l’ordre public et la sécurité intérieure ».

Les conséquences sur les régions transfrontalières

Compte tenu de ses conséquences importantes pour les populations des bassins de vie transfrontaliers et le développement économique des territoires transfrontaliers, le rétablissement temporaire des contrôles aux frontières intérieures de l’espace Schengen fin 2015 et début 2016 par ces huit Etats européens, a posé la question des enjeux liés à la pratique de la frontière « ouverte » dans la vie quotidienne des territoires transfrontaliers.

Dans une feuille de route pour « revenir à l’esprit de Schengen », publiée en mars 2016, la Commission européenne met en avant les conséquences néfastes qu’engendreraient les contrôles aux frontières intérieures pour les 1,7 million de travailleurs transfrontaliers que compte l’UE.