3ᵉ Comité de coopération frontalière franco-italien : les transports au premier plan des échanges

Instance majeure du dialogue franco-italien à l’échelle transfrontalière, le Comité contribue à la mise en œuvre du Traité du Quirinal en favorisant les échanges entre les différents niveaux d’acteurs concernés. Une matinée de travaux techniques a été suivie d’une séquence politique au cours de laquelle les territoires ont pu faire valoir leurs priorités et leurs attentes.

 

L’enjeu des transports au coeur des échanges 

Cette édition a accordé une place centrale aux questions de transport, enjeu structurant pour les territoires frontaliers franco-italiens. À cette occasion, la MOT a présenté un état des lieux des liaisons routières transfrontalières, des services existants et des projets en cours de développement, tout en soulignant les obstacles juridiques et administratifs qui continuent de freiner leur mise en œuvre.*

Les sujets ferroviaires ont également occupé une place importante dans les échanges, notamment autour du projet Lyon-Turin et de l’étude TELT (plus d’infos ici), ainsi que de la récente ratification de la convention ferroviaire relative à l’exploitation de la ligne Coni–Breil–Vintimille. Les enjeux liés aux cols alpins et aux infrastructures autoroutières stratégiques pour les flux européens ont également été mis en avant. Dans ce contexte général, le projet Alcotraité 2 Transports est apparu comme une initiative particulièrement structurante pour renforcer la coopération en matière de transports à cette frontière (plus d’infos sur Alcotraité 2).

Autres sujets clés 

D’autres thématiques ont également été abordées, parmi lesquelles la jeunesse et le bilinguisme, particulièrement pertinent dans le contexte valdôtain, ainsi que la gestion de l’eau et les questions de gouvernance. Les échanges ont par ailleurs mis en lumière les spécificités des territoires maritimes, notamment les défis liés aux transports et aux réglementations concernant la décarbonation des liaisons entre la Corse et la Sardaigne. Ces discussions ont souligné la nécessité d’adapter les politiques de coopération aux réalités propres à chaque territoire.

Dans le cadre du Traité du Quirinal, ce Comité de coopération frontalière constitue ainsi un outil essentiel de coordination et de dialogue, au service d’une vision commune de l’avenir des territoires frontaliers français et italiens.

*Découvrez la note de la MOT sur les liaisons routières transfrontalières ainsi que la présentation réalisée à l’occasion du Comité de coopération frontalière franco-italien, accessibles aux adhérents de la MOT (se connecter à l’Espace membres). 

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