Traité d’amitié franco-espagnol : malgré un rejet au Sénat, le sommet bilatéral réaffirme les ambitions communes
Pourtant, ce traité revêt une importance particulière pour les territoires frontaliers : il prévoit la définition d’une stratégie commune de coopération transfrontalière et la création d’un « Comité de coopération transfrontalière » franco-espagnol. Cette démarche s’inscrivait dans la continuité des traités d’Aix-la-Chapelle (2019) avec l’Allemagne et du Quirinal (2021) avec l’Italie, qui ont renforcé le cadre de la coopération sur ces deux frontières.
Le rejet du Sénat constitue donc un contretemps pour la ratification du traité, sans remettre en cause la volonté de la France et de l’Espagne de poursuivre leur coopération autour de la chaîne des Pyrénées. Le gouvernement espagnol s’est notamment dit confiant dans une ratification avant la fin de la législature.
Le Président français a pour sa part rappelé les forts liens qui lient les deux pays, et les nombreux travaux communs sur des sujets comme « la coopération économique, transfrontalière et de connectivité », également sur la question des « interconnexions énergétiques », une « vision commune sur les conflits en cours et la souveraineté », ou encore sur les « questions numériques. »