Le rapport annuel de la Cour des comptes souligne l’importance du transfrontalier
Le rapport met en évidence les articulations complexes entre la multitude d’acteurs publics et souligne ainsi la perte progressive d’une vision stratégique coordonnée. Face à ce constat, la Cour des comptes plaide pour l’adoption d’une approche nationale partagée du développement territorial, qui permettrait une meilleure coordination entre l’État et les acteurs locaux ainsi qu’un ciblage plus efficace de la redistribution des ressources financières.
La dimension transfrontalière et européenne mise en avant
La Cour des comptes souligne en effet que la stratégie nationale doit être « mieux articulée avec la politique régionale de l’Union européenne, voire avec celle des pays voisins » afin de ne pas « mettre les espaces frontaliers sous tension ». Elle cite à ce titre l’opération d’intérêt national Alzette-Belval « qui permet d’arrimer la reconversion économique et urbaine du Nord-Lorrain avec l’expansion forte que connait le Grand-Duché du Luxembourg ». De manière plus générale, la Cour des Comptes préconise de prendre en compte l’échelon européen en élaborant « une vision prospective et des objectifs partagés pour l’avenir des territoires français au sein de l’Union européenne ».