Acteurs locaux, nationaux et européens de l’observation réunis à Paris : de nombreuses ressources mises en avant !

Le 5 février 2026, s’est tenue à Paris une session du groupe de travail sur l’observation transfrontalière, organisée dans le cadre du réseau de la MOT, conjointement avec l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires. Une trentaine d’experts et d’acteurs des territoires transfrontaliers ont échangé sur les données disponibles et les projets en cours, soulignant l’importance de produire des analyses nationales sur les zones frontalières stratégiques et de mieux partager les travaux existants.

Présentation des projets et publications en cours

La première session a été consacrée aux actualités nationales et européennes en matière d’observation des frontières :

  • L’ANCT a présenté ses missions d’analyse des territoires et de coordination de la politique européenne de cohésion, notamment Interreg. L’Observatoire des territoires poursuit ses publications (baromètre, cahiers 2026) et prépare une stratégie nationale d’aménagement du territoire.
  • Le Pôle statistiques transfrontalier de l’INSEE a partagé ses travaux sur les mobilités résidentielles, les comportements d’achats transfrontaliers et l’intégration de ces données dans l’outil Melodi.
  • La MOT et l’ANCT sont également revenus sur la réunion des observatoires locaux européens de 27-28 novembre 2025 à Bruxelles, autour du projet ACROSS visant à structurer un data hub européen des régions frontalières et à harmoniser les indicateurs. Les enjeux majeurs concernent l’harmonisation des définitions, l’interopérabilité, la granularité des données et la gouvernance multi-niveaux.

Projets locaux d’observation et bassins de vie transfrontaliers

Plusieurs initiatives locales ont présenté leurs travaux :

La MOT a également fait le point sur d’autres projets Interreg (Observ’Alp, GeoDataPyr, Datapass, ESPON CrossShop…), illustrant l’intérêt stratégique des observatoires pour éclairer l’action publique.

Lors du troisième temps de travail, l’ANCT a présenté l’étude ESPON « CrossGov » et la MOT l’étude « Expérimentation Bassins de vie transfrontaliers ». Les échanges ont porté sur les dynamiques démographiques et d’emploi (vieillissement, migrations, frontaliers, télétravail), confirmant l’importance d’outils statistiques communs pour anticiper les évolutions des zones fonctionnelles transfrontalières.

Réseau européen pour le monitoring transfrontalier

À l’issue du groupe de travail, s’est tenue la réunion annuelle du « Réseau européen pour le monitoring transfrontalier » co-organisée par l’ANCT, la MOT et le BBSR (Allemagne). Une quarantaine de représentants européens (Allemagne, France, Pays-Bas, Belgique, Pologne, Hongrie, Danemark…) et d’institutions (DG REGIO, JRC, ESPON, OCDE, CESCI…) ont échangé sur l’amélioration des statistiques transfrontalières et le renforcement de la coopération. Quelques temps forts, présentés par :

  • Joint Research Centre (JRC) : présentation du projet ACROSS / Data Hub des régions frontalières, avec 20 indicateurs et carte interactive
  • OCDE : Local Data Portal couvrant 225 000 municipalités dans 41 pays, avec de nouveaux outils (story maps, climate monitor)
  • Programme ESPON : projets CrossGov Hub pour la gouvernance dans 85 zones transfrontalières, via atlas et fiches thématiques et CORE-IB avec 48 profils frontaliers et 21 indicateurs paneuropéens pour éclairer les politiques publiques
  • CESCI (Hongrie) : projet BorderLabs CE
  • BBSR (Allemagne) : analyse de l’accessibilité transfrontalière aux services en Allemagne, révélant de fortes disparités urbain/rural ; présentation du « Concept commun d’avenir germano-polonais », document stratégique non contraignant, destiné à servir de base pour impulser une dynamique collective
  • INSEE et CBS (Pays-Bas) : données sur les paiements transfrontaliers et les travailleurs frontaliers (dans le cadre d’une étude réalisée par la DG REGIO)
  • UniGR et projets Interreg LATI et DIALOG : planification territoriale et gouvernance du logement

La discussion finale a porté sur le renforcement de la coopération via des groupes de travail plus restreints, des projets communs et une meilleure valorisation des résultats, avec la centralisation des données via ACROSS et une utilisation accrue de Futurium pour relier les observatoires.

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