Publication finale du projet CROSSGOV : 85 zones fonctionnelles transfrontalières, dix études de cas et un hub interactif !
85 zones fonctionnelles transfrontalières identifiées
L’une des principales contributions du projet est la délimitation standardisée de 85 Cross-Border Functional Areas (CBFAs) à l’échelle européenne, une cartographie qui répond au manque de données fines dans les régions frontalières. La méthodologie combine plusieurs indicateurs territoriaux au sein de corridors de 25 km le long des frontières (densité de population, temps de trajet transfrontaliers, zones de mobilité, indices de connectivité sociale et exposition aux risques naturels). L’analyse permet ainsi d’identifier des zones d’intensité fonctionnelle transfrontalière, des cœurs urbains très intégrés aux espaces ruraux périphériques.
Gouvernance et réalités territoriales : un décalage fréquent
L’étude met en évidence un décalage fréquent entre les dynamiques fonctionnelles et les structures de gouvernance existantes. Les territoires où les habitants vivent, travaillent ou se déplacent quotidiennement de part et d’autre d’une frontière ne correspondent pas toujours aux cadres institutionnels de coopération. L’analyse de 199 initiatives de coopération transfrontalière montre également la diversité des modèles existants, allant de réseaux informels à des structures institutionnalisées telles que les Groupements européens de coopération territoriale (GECT), les eurodistricts ou les eurorégions. Les résultats indiquent que les coopérations les plus durables reposent généralement sur des structures juridiques solides, capables de maintenir la coopération au-delà des cycles de financement.
Des obstacles persistants à l’intégration
Les asymétries réglementaires entre États continuent de représenter des obstacles importants. Les différences en matière de fiscalité, de systèmes de santé, de planification territoriale ou de réglementation environnementale peuvent freiner l’intégration, même dans les zones très connectées. Ces défis soulignent les limites des approches uniformes et la nécessité de solutions adaptées aux contextes territoriaux spécifiques.
Dix études de cas pour illustrer la diversité des situations
Pour approfondir l’analyse, le projet CROSSGOV s’appuie sur dix études de cas :
• Espace Mont-Blanc (CH/FR/IT)
• Eurocity EUROBEC (ES/PT)
• Fehmarnbelt (DE/DK)
• Gmünd – České Velenice (AT/CZ)
• Greater Region (LU/BE/DE/FR)
• Helsinki – Tallinn (FI/EE)
• Komárno – Komárom (SK/HU)
• Kras-Carso / Trieste (IT/SI)
• Newry – Dundalk (UK/IE)
• Trinational Eurodistrict Basel (CH/DE/FR)
Un hub interactif pour soutenir les politiques publiques
Le projet fournit enfin un ensemble d’outils destinés aux décideurs, chercheurs et acteurs territoriaux, notamment un atlas interactif, des fiches thématiques et des analyses territoriales.
Contribution de la MOT
Le rapport final (p 63) donne la parole à Jean Peyrony, directeur général de la MOT, qui faisait partie du steering committee de l’étude, sur ses apports pour les politiques publiques, et les questions qui devront faire l’objet de futures recherches (contribution complète de la MOT).