Transports

Un faible usage des transports collectifs transfrontaliers

La part modale moyenne des transports en commun dans la mobilité transfrontalière est d’environ 7%.  La faiblesse de l’usage des transports collectifs vis-à-vis de la voiture individuelle peut s’expliquer par une inadéquation entre une offre inadaptée ou insuffisante de transport, et une demande méconnue faute d’enquêtes et de statistiques.

Malgré des besoins en transports publics transfrontaliers croissants en Europe, l'offre de transports transfrontaliers conserve un caractère "expérimental". Son développement se heurte à d'importantes difficultés techniques, institutionnelles et politiques :
– différences des systèmes et des réglementations techniques de part et d'autre des frontières (contraintes environnementales, alimentation électrique, sécurité, formation du personnel, etc…).  
– grande diversité des niveaux de compétences et des modes d’intervention des autorités organisatrices de transports de part et d’autre des frontières (choix de l’opérateur, tarification, sources de financements, etc…).

Ainsi l’organisation d’un réseau de transport transfrontalier cohérent nécessite, pour certains Etats, l’intervention d’un grand nombre d’autorités organisatrices afin de réunir les compétences nécessaires alors que dans les pays voisins, on sera en présence d’une seule et unique autorité compétente dotée d’une capacité financière plus importante.

La faible fréquentation de certaines lignes (souvent routières d’ailleurs) n’incite pas les pouvoirs publics à améliorer l’offre en l’adaptant en particulier à des créneaux horaires, susceptibles d’intéresser le maximum de personnes (travailleurs frontaliers en particulier) et à des itinéraires drainant le maximum de personnes, qui seraient fondés sur une information récente sur les origines et destinations les plus courantes au sein d’un bassin de vie transfrontalier.