Transports

Sommaire

Introduction

Depuis plusieurs années, les territoires transfrontaliers font face à une augmentation continue des flux migratoires quotidiens, liée à l’ouverture du marché intérieur et à la mise en œuvre pratique de la liberté de circulation instituée par les Traités européens.

Ces flux transfrontaliers sont de différents types : en premier lieu viennent les flux de travailleurs frontaliers qui représentent le phénomène le plus important. Pour illustration, aujourd’hui on estime que plus de 350 000 personnes franchissent chaque jour la frontière depuis la France pour aller travailler dans un pays voisin. Mais ces flux de travailleurs, s’ils sont très importants, cohabitent avec des flux d’autres natures : des flux de déplacements de proximité (santé, scolaires, de loisirs, de commerce) et des dessertes de longue distance (transit, transports de marchandises internationaux…).

Cette cohabitation entre transport de proximité et transports internationaux, utilisant les mêmes infrastructures, notamment routières, est source d’engorgement des routes, et de nuisances extrêmes dans certaines agglomérations transfrontalières.

Les pouvoirs publics doivent donc faire face à cette recrudescence des flux et s’attacher à développer une offre de transport répondant aux besoins des habitants transfrontaliers et aux impératifs de développement durable des territoires. En ce sens les transports collectifs transfrontaliers urbains et interurbains, routiers et ferroviaires, représentent un facteur très important du processus d'intégration territoriale en Europe.

En outre la qualité de l’offre de transport constitue un facteur-clé pour l’attractivité économique des territoires et plus particulièrement pour l’attractivité des agglomérations à l’échelle européenne.

La politique de cohésion 2014-2020 de l’Union européenne s’est fixée pour objectif de "promouvoir le transport durable et supprimer les goulets d’étranglement dans les infrastructures de réseau essentielles". A cette fin, le Fonds de cohésion pourra soutenir des investissements dans des projets de réseaux de transport transeuropéens (RTE-T) et dans la mise en place de systèmes de transport urbain transfrontaliers, de préférence à faibles émissions de CO2.