Changement climatique, gestion et prévention des risques

Changement climatique, gestion et prévention des risques

Changement climatique, gestion et prévention des risques

Valeur ajoutée des actions transfrontalières dans ce domaine

Au-delà d’un traitement national et local, les actions transfrontalières dans ce domaine ont une vraie valeur ajoutée car le changement climatique et les risques, tant naturels que technologiques, ne connaissent pas de frontière. Il est essentiel d’apporter une réponse transfrontalière à ces défis, dès lors que  les enjeux dépassent les frontières et dans la mesure où la situation d’un pays peut affecter celle de ses voisins.  Ainsi, les territoires transfrontaliers sont, ou devraient devenir, des espaces de responsabilité et de gestion commune, ainsi que de mutualisation de moyens dans le domaine du climat et des risques. 

Pour la période 2014-2020, les programmes financés par les fonds européens, et notamment ceux de coopération territoriale, peuvent soutenir des actions dans ce domaine en vertu de l’objectif thématique n°5 "Promouvoir l’adaptation aux changements climatiques, ainsi que la prévention et la gestion des risques".

Différents types de territoires transfrontaliers sont concernés par cette thématique. Toutes les zones frontalières sont concernées par l’adaptation aux changements climatiques, ainsi que par la prévention et la gestion des risques technologiques, que ce soit les espaces naturels et ruraux ou les agglomérations urbaines. Quant aux risques naturels, ils représentent un défi plus important dans les zones de massifs, le long des fleuves et des rivières, sur les zones côtières et marines, dans les espaces naturels protégés.

Au-delà des projets de coopération sectoriels, l’adaptation au changement climatique et la prévention des risques  nécessitent une approche globale à l’échelle des territoires (maîtrise de la mobilité par des politiques coordonnées d’urbanisme et de transports ; conciliation du développement économique et de la préservation de la nature, etc.).

Il conviendra d’établir des synergies entre les actions en faveur de l’adaptation au changement climatique et de la gestion des risques avec celles développées dans le domaine de la protection de l’environnement,  de l’innovation, de l’énergie, du développement économique, des transports,  autres objectifs pour 2014-2020. 

Toutefois, même si la coopération transfrontalière dans ce domaine est un jeu "gagnant-gagnant", la dimension transfrontalière est, au moins au départ, facteur de complexité et de coûts supplémentaires de par :
- un manque ou une hétérogénéité des données statistiques et l'absence d’études transfrontalières ;
- une méconnaissance des acteurs, des législations et des modes de gestion de part et d’autre de la frontière ;
- une disparité des compétences ;
- une absence de référentiels, de mécanismes de concertation et d’outils de gestion collective ;
- un manque de participation de la population ;
- un intérêt très variable des élus.

De plus, les acteurs locaux (collectivités, associations, etc.) sont souvent limités en termes de capacité juridique, humaine ou financière. Il importe donc que les acteurs des échelons supérieurs puissent les aider en termes de financement, d’ingénierie technique et juridique :
- Les régions (et les services déconcentrés des Etats), qui ont un rôle à jouer tant dans la structuration de la coopération transfrontalière, que dans l’engagement aux côtés des acteurs locaux dans certains projets. Par ailleurs la loi MAPTAM place les Conseils régionaux comme « chef de file » sur les thématiques énergétiques  (capacité d’investissement dans des projets EnR, incitation des entreprises pour améliorer l’efficacité énergétique et réduire les émissions de GES).
- Les programmes de coopération territoriale (Interreg) qui financent des projets dans le domaine de l’environnement ;
- Les Etats et les institutions européennes, s’agissant des aspects réglementaires et législatifs.

La coopération transfrontalière autour de l’adaptation aux changements climatiques nécessite la pleine association des citoyens, qui doivent être sensibilisés, informés, voire formés, et associés à la gestion de l’espace commun, de ses coûts et de ses bénéfices, directement et au travers de l’action conjointe de leurs élus.