Réserve de biosphère transfrontalière Vosges du Nord–Pfälzerwald

Réserve de biosphère transfrontalière Vosges du Nord-Pfälzerwald

Historique

Avant la création de la réserve, les actions de coopération transfrontalière avaient été mises en œuvre par les deux parcs naturels. Elles concernaient principalement le développement des infrastructures transfrontalières de randonnée et de découverte, ainsi que les échanges scolaires.

A partir des années 1990, la coopération s’est intensifiée, sous l’impulsion des programmes européens Life et Interreg.

Pour former une réserve naturelle transfrontalière,  chaque entité devait préalablement être labellisée par l’Unesco. Pour ce faire, les Vosges du Nord et la forêt du Palatinat ont été classées réserves de biosphère respectivement en 1989 et en 1993. En 1998, l’UNESCO a reconnu les deux territoires en tant que réserve de biosphère transfrontalière Vosges du Nord-Pfälzerwald, en application de son programme sur  l'Homme et la biosphère.

En novembre 2004, la réserve de biosphère “Vosges du NordPfälzerwald” a organisé, à Edesheim, la 1re conférence mondiale des réserves de biosphère transfrontalières de l’UNESCO. Cette rencontre a rassemblé les représentants des réserves de biosphère transfrontalières existantes ou en projet, venus de 25 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique latine. Elle s’est prolongée par un séminaire de plusieurs jours, au cours duquel les participants ont procédé à un bilan de la mise en oeuvre de la Stratégie de Pampelune pour les réserves de biosphère transfrontalières et ont élaboré des propositions, les « Propositions du Wasgau ». Signées par l’ensemble des participants à cette conférence, ces propositions ont été adressées au secrétariat du Programme MaB de l’UNESCO. Elles préconisent, dans leur ensemble, un renforcement du soutien aux réserves de biosphère transfrontalières, au sein du réseau mondial des réserves de biosphère. La conférence s’est close par la “Déclaration d’Edesheim”, qui traduit une vision collective de la place, que peuvent et doivent prendre les réserves de biosphère transfrontalières dans le développement de la coopération internationale.


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