Alzette-Belval

La genèse du projet d’agglomération Alzette-Belval

La libération de 120 ha de friches aux portes de Belval a déclenché l’idée du projet, initiée au début des années 1990 avec la création du Syndicat intercommunal d’aménagement des friches industrielles de la Vallée de l’Alzette.
En 1996, un Groupement d’intérêt économique (GIE) a été constitué à parité entre l’Etat luxembourgeois et l’ARBED (Aciéries Réunies de Burbach-Eich-Dudelange, aujourd’hui ArcelorMittal) et les organisations syndicales, puis élargi aux communes concernées (Sanem et Esch-sur-Alzette). Parmi les 500 ha étudiés, la friche de Belval Ouest est identifiée comme le site-phare de reconversion.

La société de développement AGORA a ensuite été créée en 2000 pour prendre la succession du GIE Elle a pour mission de viabiliser et de développer les friches industrielles du Sud du Grand-duché qui sont propriété d’ArcelorMittal, c'est-à-dire principalement Belval, mais aussi Lentille-Terre rouges, le crassier de Rodange, ou Ehlerange.

Le projet Alzette-Belval est le point le plus emblématique des relations entre la Lorraine et le Luxembourg.
Il représente 1 milliards d’euros d’investissements publics sur 15 ans, 20 000 emplois, entre 6000 et 7000 habitants, 1.4 millions de m² de bâtiments.
Des équipements publics majeurs sont prévus dont l’Université du Luxembourg, un centre de recherche, des équipements culturels et sportifs. Il doit contenir également des logements, des équipements de proximité, des activités économiques et des espaces verts en s’intégrant à son environnement.

Les acteurs du territoire se sont engagés à encadrer et à maîtriser le développement afin d’aboutir à une éco-agglomération. Leur volonté s’est traduite par la signature d’une charte de développement durable, coécrite par l’ensemble des partenaires institutionnels, qui définit les objectifs suivants :

  • Améliorer le cadre de vie des habitants et rendre le territoire attractif pour les nouveaux venus,
  • Créer ou mettre en valeur la diversité et la mixité urbaine,
  • Veiller à la cohésion sociale,
  • Préserver et valoriser la qualité environnementale,
  • Favoriser le développement économique local, en complémentarité avec le projet luxembourgeois,
  • Maîtriser les déplacements et la mobilité.

Les dépenses pour l’ensemble des aménagements sur la période 2012-2032 sont estimées à 292.5 millions d’euros pour le versant français. L’ensemble des investissements publics français sont donc d’une ampleur bien moins importante que ceux opérés du côté luxembourgeois, où 2 milliards d’euros en investissements publics et privés ont déjà été affectés autour d'un plan d'aménagement assurant une mixité urbaine entre l'activité et l'habitat.