Agglomération urbaine du Doubs

Historique

Historiquement, l’AUD est issue d’une réflexion suisse du Canton de Neuchâtel sur le Réseau Urbain Neuchâtelois (ou RUN) : ce projet prévoyait notamment de lier les villes du haut (La Chaux-de-Fonds, Le Locle) et du bas du canton (Neuchâtel) via un tunnel ferroviaire. Le projet trouvait sa cohérence avec un lien vers Morteau, dans le prolongement urbain du Locle, puisqu’environ un tiers des emplois côté suisse sont occupés par des travailleurs frontaliers français. Si une votation fait échouer ce projet en Suisse, l’AUD n’en est pas moins lancée, avec l’idée de lier cet ensemble urbain, éclaté mais dense et avec une cohérence économique. La structure de l’AUD est donc parfaitement adaptée à la réalité du territoire ; ce qui la rend spécifique est la présence de la frontière et les difficultés juridiques supplémentaires que celle-ci engendre.

Deux ans après la signature d'une déclaration d'intention en 2006, l’AUD s’est constituée en "Groupement intercommunal de réflexion territoriale transfrontalière" (ou "GIRTT", structure créée ad-hoc et sans personnalité juridique). Portée par la mobilisation des élus (maires ou conseillers communautaires), l'Agglomération urbaine du Doubs s'est ensuite structurée, le 8 décembre 2014, en Groupement local de coopération transfrontalière (GLCT), organisme doté d'une personnalité juridique. Cette structure assure la concertation et l'expression commune des six communes qui la composent sur les sujets transfrontaliers. En outre, une convention cadre, signée en septembre 2013, permet d'élargir le partenariat au-delà du périmètre de l'AUD dans une plate-forme de coopération intégrant le Canton de Neuchâtel, la Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté et le Conseil départemental du Doubs. Celle-ci se réunira au moins une fois par an et permet de créer des groupes de pilotage selon les projets.