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INTERREG
2000-2006
Définition et
évolution
Autorités compétentes
Procédures
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Définition et évolution
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Interreg est un programme d'initiative communautaire, instrument de la
politique régionale qui finance les projets de
coopération transeuropéenne. Comme tous les programmes
régionaux communautaires, il fonctionne suivant des
périodes de programmation. Interreg III est prévu sur
sept ans entre 2000 et 2006 mais sa mise en oeuvre effective n'a
débuté que courant 2002.
La philosophie globale d'Interreg qui sert les grandes orientations du
Schéma de développement communautaire (SDEC) n'a pas
changé lors du passage à la troisième
génération. Selon la définition de la Commission
européenne, Interreg vise à favoriser la
coopération transeuropéenne en vue d'un
développement harmonieux, équilibré et durable du
territoire européen et une meilleure intégration
territoriale avec les pays candidats à l'adhésion et
autres pays voisins.
Par transeuropéen, on entend trois types de
réalité (dont les définitions exactes seront
données plus loin) la coopération de proximité
(volet A), les grands espaces de coopération (volet B) et les
réseaux (volet C).
Interreg III correspond en Europe à 4875 millions d'euros.
L'enveloppe allouée à la France représente quant
à elle 397 millions d'euros. La France a choisi de consacrer 55%
de ces fonds au volet A, 39% au volet B et 6% au volet C.
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Autorités compétentes
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En vue d'une meilleure utilisation des fonds Interreg, la Commission
européenne, dans ses orientations du 28 avril 2000,
définit très précisément le fonctionnement
et le rôle de toutes les autorités chargées de la
mise en ¦uvre d'Interreg III.
En imposant des structures uniques de gestion, de paiement et de
secrétariat, elle espère ainsi que les projets
financés seront véritablement transeuropéens :
Autorité
de gestion : Elle pourra être assurée par une
collectivité locale ou une Préfecture de région.
Son rôle est d'être l'interlocuteur et le correspondant de
la Commission, le coordonnateur des chefs de file nationaux. Elle a la
pleine responsabilité de la synthèse et de la
coordination de la gestion pour Interreg. Cette fonction ne
dédouane pas ses partenaires sur le programme de part et d'autre
de la frontière de leur propre responsabilité.
Autorité de paiement : Elle est responsable de la
mise en oeuvre du compte commun et engage les dépenses aux vues
des décisions prises en commun avec l'ensemble des partenaires.
Elle peut confier la gestion de tout ou partie du programme à un
organisme intermédiaire.
Secrétariat technique conjoint : Il est au
service dans chaque espace de coopération de l'ensemble des
partenaires et des porteurs de projets. Il comporte une cellule de
coordination localisée dans un lieu unique, si possible
auprès de l'autorité de gestion, pour assurer la
coordination, l'information et la communication du programme.
Chef de file ou correspondant national : Il veille À toute
la chaîne procédurière pour le bonne mise en
¦uvre des fonds au nom de son pays.
En ce qui concerne, la gestion d'Interreg III en France, une
décision du gouvernement de septembre 2000 transfère
cette compétence aux collectivités territoriales qui le
souhaitent. En l'absence de candidature des collectivités
territoriales, les préfectures de régions continueront
d'assurer cette fonction, étant entendu que la
responsabilité de l'autorité de gestion est
décidée conjointement avec les autres pays et
autorités régionales de l'espace concerné.
Enfin, dans un certain nombre de cas et suite à un souhait
exprimé par la Caisse des Dépôts et Consignations
"afin d'apporter son concours aux autorités régionales
pour la bonne exécution des programmes, notamment en
matière financière", celle ci a été retenue
comme autorité de paiement.
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Procédures
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Pour pouvoir
bénéficier d'un financement Interreg, les porteurs de
projets et leurs partenaires doivent se trouver dans un même
espace de programmation et doivent être originaires de deux ou
plusieurs pays voisins.
Une fois déposé auprès de l'autorité de
gestion, le projet sera étudié et retenu par un
comité de programmation puis un comité de suivi se
chargera d'approuver les modifications ultérieures. Le
comité de suivi établira également les
critères de sélection des projets sur leur
caractère transfrontalier ou transnational, il assurera le suivi
et l'évaluation.
Enfin, pour
tout fonds communautaire sollicité, le porteur de projets devra
s'assurer qu'il dispose d'une contrepartie, financière ou en
nature, nationale au moins équivalente.
Tout comme pour les programmes, les partenaires des projets doivent
désigner un chef de file et avoir un compte bancaire unique pour
recevoir les fonds Interreg.
Photos :
Médiathèque Commission européenne
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