Voies romaines en Méditerranée
Voies romaines en Méditerranée :
création d'un réseau de partenaires et valorisation d'un patrimoine commun exceptionnel


                                               La Via Domitia à Ambrussum (Languedoc-Roussillon)
                                   © Peter Dippon, Association Régionale Via Domitia

 

Le bassin méditerranéen présente une histoire commune, que l'on découvre aujourd'hui à travers un patrimoine extrêmement diversifié. A l'époque romaine, le réseau des voies de communication autour de la Méditerranée était très dense et s'est profondément inscrit dans nos paysages et dans nos mémoires.
Aujourd'hui, il s'agit de rassembler au sein d'un réseau les porteurs de projets de sauvegarde et de valorisation de ce patrimoine vieux de plus de 2000 ans. L'action consiste notamment en l'identification des tracés et des sites et en la sauvegarde, la protection et la mise en valeur culturelle, environnementale et touristique. Ce réseau de partenaires, d'information et d'échanges permet d'appuyer les projets pilotes existants, de mobiliser les régions autour de ce patrimoine et de constituer une base de réflexion commune afin d'envisager la conduite d'actions coordonnées à l'échelle du bassin méditerranéen.

Les voies concernées sont :

  • France : Via Domitia, Via Corsica
  • Espagne : Via Augusta
  • Grèce : Via Egnatia
  • Italie : Vias Julia Augusta, Aemilia Scauri, Aurelia, Postumia, Delle Galie, Flaminia, Appia, Severiana.
  • Portugal : Les voies romaines d'Algarve et de l'Alentejo
  • Sont associés : la Tunisie et l'Algérie.

Le projet, initié en Interreg IIC entre 1998 et 2001, vient d'être prolongé dans le cadre d'Interreg IIIB MEDOCC.

Le chef de file est le Languedoc-Roussillon.

Les partenaires sont :

  • En France : les régions Corse et Provence-Alpes-Côte d'Azur
  • En Espagne : les régions Valencia (pilote national espagnol), Andalousie et Catalogne
  • En Italie : les régions Ombrie (pilote national italien), Toscane, Ligurie, Lazio et Val d'Aoste
  • En Grèce : les régions Macédoine de l'Est-Thrace (pilote national grec) et Macédoine de l'Ouest
  • Au Portugal : les régions Algarve et Alentejo
  • La Tunisie et l'Algérie sont associés aux travaux.

L'idée de ce projet émane de la région Languedoc-Roussillon.
Le but en Interreg IIC était de créer un réseau de promotion d'initiatives entre les pays partenaires du projet. En Grèce par exemple, un projet de sauvegarde du patrimoine a pu naître. Chaque pays avait engagé unilatéralement des actions sur le patrimoine romain. La suite logique consista en l'union de ces actions et la création d'un site Internet comme portail commun. L'adresse du site est http://www.viaeromanae.org.

La structure porteuse est l'Association Régionale de la Via Domitia, en partenariat avec le Comité Régional du Tourisme et la Région Languedoc-Roussillon.
Chaque région participe aux travaux. Le cadrage étant fait lors de réunions techniques transnationales. Chaque pays partenaire a désigné une région pilote pour faciliter la gestion administrative du projet. Les quinze régions ont toutefois participé à l'élaboration du projet.

La suite de ce projet vient d'être approuvé dans le cadre du programme INTERREG III B qui soutiendra l'avenir du projet en promouvant l'élaboration d'un schéma de valorisation commun des Voies Romaines, présenté en deux phases (2001-2003 et 2004-2006).

Il vise à développer une dynamique très proche du public et à agrandir et consolider le réseau existant à travers trois groupes de travail et neuf actions communes.
Elles s'articuleront autour :

  • du soutien à l'aménagement touristique, à la création d'itinéraires de découverte, aux connaissances et recherches historiques et archéologiques sur les voies romaines,

  • de la poursuite de la promotion internationale par le site Internet commun http://www.viaeromanae.org., le développement de la réalité virtuelle, des publications,

  • de l'animation des sites et des points forts des voies romaines par des actions pédagogiques, des expositions et centres d'interprétation, des manifestations culturelles et festives.

Le budget global de l'opération en Interreg IIC (1998-2001) était de 1 400 000 euros pour la période 1998-2001 sur les quinze régions. Les crédits européens sont affectés directement à chaque région. Pour Interreg IIIB (phase 2001-2003), le budget s'élève à plus de 2 000 000 euros. Les crédits européens sont affectés cette fois-ci au chef de file qui se charge de les reverser aux partenaires du projet.

Les résultats sont à ce jour nombreux et divers :

  • Des projets de valorisation ont vu le jour.

  • Un portail Internet commun aux 15 régions a été créé. Le site accueille actuellement 10 000 visiteurs par mois.

  • Création d'une identité forte : logo unique et charte graphique commune.

      Le logo

  • Echanges concrets de savoir-faire et d'expériences dans le domaine de l'ouverture des sites au public, la signalétique sur les sites et tronçons, les éditions et ouvrages de présentation des voies romaines (définition d'une page commune de présentation à toutes les voies romaines), les expositions muséographiques.

  • Les rencontres européennes sur les Voies Romaines en Méditerranée constituent chaque année le grand rendez-vous où les régions échangent acquis et expériences touchant à la valorisation archéologique, touristique, historique, politique, etc. (1998 ø Languedoc-Roussillon, France ; 1999 ø Valencia, Espagne ; 2000 ø Ombrie, Italie ; 2001 Komotini, Grèce, 2002 ø Languedoc-Roussillon France). Les VIèmes rencontres se dérouleront en Algarve au Portugal au cours du 3ème trimestre 2003.

  • Le projet des Voies Romaines en Méditerranée a permis d'identifier des projets de valorisation existants, d'en initialiser et de sensibiliser les collectivités territoriales dans les différents pays. La Région de l'Ombrie a passé par exemple un récent accord de collaboration avec d'autres administrations publiques sur la didactique, l'archéologie et la formation professionnelle lié au patrimoine des voies romaines. Par ailleurs, en Languedoc-Roussillon, la valorisation de la Via Domitia est inscrite au plan Etat-Région.

  • Le projet a montré qu'il était souhaitable et judicieux d'élaborer et de s'engager à l'avenir dans une démarche concertée et durable au niveau transnational, au lieu de se limiter à un contexte strictement régional, voire local.

 

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