Réseau des places fortes
Réseau des places fortes


                     Dover Castle, Royaume-Uni


 Les objectifs
  Les actions menées

Les fortifications et systèmes de défense, qui rappellent des temps moins pacifiques, peuvent aujourd'hui devenir des instruments de coopération pour mettre à jour l'histoire d'une région dans sa globalité européenne.

Ils constituent un potentiel touristique et éducatif très riche.
C'est la raison pour laquelle 19 villes et sites de la région Transmanche (France, Belgique et Royaume-Uni) ont décidé de se fédérer en un "Réseau des Places Fortes" et de bâtir ensemble un projet touristique et culturel relatif à l'évolution des fortifications et systèmes de défense :
- Sur la Côte d'Opale (F) : Bergues, Boulogne/Mer, Calais, Cassel, Gravelines, Montreuil ;
- En Flandre Occidentale (B) : Ieper, Lo-Reninge, Menen, Nieuwpoort, Ostende et Veurne ;
- Dans le Kent (RU) : Canterbury, Dover, Sandwich, Folkestone, Hythe, Rochester et Tonbridge.

Créé en 1996, dans le cadre d'un projet INTERREG II, le Réseau est coordonné par trois organismes partenaires : la Province de Flandre Occidentale (Chef de file), le Kent County Council et le Syndicat Mixte de la Côte d'Opale (SMCO).

Un financement européen INTERREG III a également été obtenu. Il permettra de continuer les efforts entrepris en faveur de la mise en valeur et de l'animation des sites mais également de répondre aux nouvelles priorités du réseau qui sont aujourd'hui de faciliter la visite et de la rendre attractive pour tout public.

 

Les objectifs


L'objet principal aujourd'hui est de renforcer le Réseau des Places fortes créé dans le cadre du projet Interreg II.
Quatre objectifs spécifiques ont été définis :
- renforcer la dynamique du réseau,
- affirmer l'identité propre au réseau,
- s'inscrire dans un tourisme culturel attractif, animé et vivant,
- susciter l'intérêt d'un large public et rendre le réseau accessible à tous.

Pour atteindre ces objectifs, le projet a l'ambition de :
- coopérer sur de nouveaux domaines, dans un réseau élargi (les villes d'Ostende et Tonbridge ont par exemple intégréle réseau fin 2003) et en proposant de nouveaux circuits,
- contribuer à lutter contre la discrimination en assurant l'accessibilité des sites au plus grand nombre,
- aider à l'entretien et à la préservation du patrimoine dans le souci de promouvoir un tourisme durable,
- développer le rôle éducatif du réseau,
- améliorer l'interprétation multilingue dans les publications et visites,
- développer la diffusion des NTIC parmi la population de la région Transmanche,
- mettre en place des outils permettant de quantifier les fréquentations touristiques induites par les actions.

 

Les actions menées


  • Marketing-Communication

    Il s'agit d'optimiser, améliorer et harmoniser les supports de promotion existants autour du concept fédérateur "walking the walls" et du symbole de la clé, logo identifiant le réseau.
    À ce titre, dépliants, guides et actions de promotion grand public (présence à des salons touristiques, publicité dans des brochures, etc.) ont été réalisés.


  • Développement de produits
    Cette action concerne le développement de l'offre du réseau et la recherche de nouveaux produits et prévoit pour ce faire un accompagnement scientifique et technique. Concrètement, les actions suivantes sont prévues :
    - rédaction du contenu historique d'un topoguide,
    - conception de supports pédagogiques scolaires,
    - déclinaison des "produits" du réseau au travers des actions spécifiques des villes.

  • NTIC
    - Visites audioguidées : l'audioguidage multilingue doit permettre aux touristes de visiter individuellement les places fortes selon leur propre rythme et dans leur propre langue. Compte tenu de la complexité technique et du coût de mise en œuvre (audioguidage en plein air), des tests seront tout d'abord réalisés dans diverses villes pilotes (au moins une pour chacun des trois pays).
    - Site Internet :le site www.fortifications.org, publié depuis avril 2001, sera optimisé et amélioré. Un volet ludique et éducatif pour enfants sera développé sous la forme d'un jeu interactif, en lien avec les écoles.

  • Accessibilité aux personnes handicapées
    Chaque pays a constitué un groupe de travail (associant les représentants des personnes handicapées) dont le rôle est :
    - de rédiger un inventaire des besoins et dresser un diagnostic de toutes les villes,
    - d'identifier les actions potentielles en fonction des différents handicaps ciblés (handicapés-moteur,non-voyants, mal-entendants…).
    La ville de Gravelines en France a accepté d'être un terrain d'expérimentation et va étendre sa réflexion surl'accessibilité des places fortes.
    Des échanges d'expériences sous forme de séances de travail transnationales sont prévus, de même que la rédactiond'un document-cadre présentant la démarche et les villes qui y participeront (du type "charte d'accessibilté" desvilles fortes).
    Par ailleurs, des fiches topo-guides proposant des circuits accessibles pour les handicapés seront réalisées.

  • Education
    Des supports pédagogiques adaptés aux différents cursus scolaires ont été créés, l'objectif final étant de proposerdes échanges inter-classes entre les jeunes et les enseignants des trois régions.
    Entre 2003 et 2004, trois séminaires permettant d'informer, de former et d'échanger sur des thèmes spécifiques (le guidage, les actions éducatives, la signalétique, l'accessibilité par exemple) ont été organisés. Par exemple : le 22 septembre 2003 une "Journée du Patrimoine Jeunes" a été organisée à la suite des Journées Européennes du Patrimoine, dans les villes françaises. Cet événement a été élargi aux trois régions en 2004.


Le réseau des places fortes permet d'accroître l'attractivité des trois régions et de mieux répartir les flux touristiques entre les sites connus, généralement surfréquentés, et ceux qui le sont moins. De plus la généralisation des outils de promotion multilingues incite les voyageurs à visiter l'ensemble des sites.
Les partenaires comptent également intensifier les activités auprès des compagnies de transport transfrontalier.


Photo : © DG Regio, Commission européenne

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